Water is a human right – posted from MATADI D.R.Congo

je suis une mère de famille, travailleuse depuis maintenant 10 ans. Ayant passé toute ma vie dans la capitale, Kinshasa, qui m’a vu naitre, le destin m’a conduit à 365 km , voila 4 ans. Mes journées commencent très tôt, à 4h30. C’est l’heure de me préparer pour aller puiser de l’eau à la seule pompe qui désert le quartier. J’ai de la chance, je suis à 600m. De nombreuses femmes viennent de très loin et se servent par ordre d’arrivée. Je sors donc les récipients à cet effet et je me mets en route après avoir réveillé mes deux premiers enfants de 9 et 7 ans pour l’école.

Dans la pénombre, parfois sous la pluie, comme aujourd’hui, avec 9 récipients de 25 litres chacun, je descends la vallée, espérant être la première à être servie. Mais déjà, Il ya déjà une foule de femmes et un nombre incalculable de récipients qui attendent leur ration. Il faut attendre, patienter jusqu’ a ce que mon tour arrive, en espérant, bien sur que quelqu’un ne fasse diversion pour se servir avant les autres ! Dans la file d’attente mes pensées sont déjà loin… est- ce que ces femmes méritent cela ? est-ce je mérite cela ? Le comble c’est que le fleuve coule tranquillement à moins de 2 km ! c’est au delà de belles théories, au delà de grands courants de pensées, de tous les grands livres. C’est une situation vraie, réelle qui me touche maintenant. Pour que moi et mes enfants vivent je dois apporter de l’eau sur ma tête pour approvisionner ma maison. Telle est ma préoccupation dès le lever, de même que toutes ces femmes ; c’est à croire que l’égalité n’est pas seulement au tombeau, à la pompe aussi !

Je ne crois pas que l’Afrique a besoin d’aumône. Elle a plus qu’il n’en faut pour être un paradis. Elle a besoin, plus que tout, d’hommes et de femmes qui peuvent se mettre ensemble et travailler pour l’avènement de ce paradis dont le cœur se trouve au Congo. Le problème n’est pas l’argent . Le problème est la volonté de faire bien jusqu’au bout, quelle que soit le domaine dans lequel on évolue.
Je ne veux pas entrer dans le cadre macroéconomique du gouvernement : c’est trop compliqué, c’est irréel et je m’y sens pas impliquée du tout. Ce que je veux, c’est gagner une heure de sommeil ; je pense aussi que c’est le vœu de toutes ces femmes.

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Corporation power in the global economic order. Who cares about the people in Africa? The case of corporations complicity in the spoliation of Eritrean people right to economic self-determination.

In 2000 the Organization of African Unity transformed itself into 
the African Union.(John Duglas International Law: A South African Perspective (2005) 549.)
The Constitutive Act of the African Union contemplated this conversion and reaffirmed the 
determination of African countries to promote and protect people's right in accordance with
 the African Charter on Human and People's Rights.(The Constitutive Act of the African Union
 adopted in Lome, Togo, on 11 July 2000 and entered into force on 26 May 2001 Article 3.)
 However, the recent alarming situation of corporations' complicity in the violation of 
the Eritrea people's right to economic self-determination raises so many question about
 the social licence and  human-rights responsibilities of these corporations when operating
 in the African continent.(Human Right Watch, Hear no evil, Forced labor and corporate 
responsibility in Eritrea's mining sector,2003 Electronic publication of 15 July 2013
 http://www.hrw.org/reports/2013/01/15_ hear-no-evil-0.)
      The situation of economic slavery, in which the Peoples of Eritrea are living in,
 challenges the alignment of the African human-right framework or, arguably,exhibits the
 irrelevance of international human-rights norms to the context of the African countries.
 I Challenge human-rights activists to evaluate the concept of people's right to economic
 self-determination in the context of the African Charter on Human and People's Rights
 (The African Charter on Human and Peoples' Rights, also sometimes called the Banjul Charter,
 was adopted by the OAU in Nairobi, Kenya, on 27 June 1981 and entered into force on 21 October 1986)
, and the correlated obligations which conflicts which the actual endorsed UN framework 
on human rights and transnational corporations and other business enterprises 
(The actual UN human-right framework on human-rights and transnational corporations 
and other business enterprises was adopted by the Human Rights Council in its 
resolution 17/4 of the 6th of July 2011 U.N.Doc. A/HRC/RES/17/4).